De Parmegiani Sonorum

De Parmegiani Sonorum (2020)


De Parmegiani Sonorum_Sonothèque

Pièce stéréophonique – 20’41”. Commande de l’INA-GRM. Création le 31 octobre 2021 à l’Auditorium de la Maison de la Radio, Radio-France, Paris XVI°.

Comme son nom l’indique en forme de clin d’œil, De Parmegiani Sonorum est réalisée exclusivement avec des sons provenant de la sonothèque de Bernard Parmegiani.
Je remercie chaleureusement Claude-Anne, son épouse, de m’avoir autorisé à y accéder afin de réaliser cet hommage au Maître disparu.
J’ai accompagné Bernard de décembre 2007 à la fin de sa vie, ayant été son dernier assistant au studio de la rue du château, Paris XIVème.  Ces années passées à se côtoyer régulièrement nous ont liés d’amitié et c’est avec beaucoup d’émotion que je lui dédie cette pièce composée avec ses propres sons.

Objets sonores de toutes provenances, sons réalistes, instrumentaux, électroniques, bruts, traités, synthétiques, composés, composites, séquences, trames, voix d’animaux, de membres du GRM, de diverses célébrités, vocalisés, interjections, syllabes, mots, gargarismes, phonomatopées, objets typo-morphologiques, psycho-anecdotiques, bernardo-électroniques, rugueux, mats, lisses, épais, brillants, pointus, itératifs, glissando, staccato, orchestraux, spectraux, rythmiques, fuselants, courbes, mélodiques, variables, fixes, évoluants, préhistoriques, ponctuels…
En tout, 36 bandes analogiques soit 21h 30mn 31sec, qui, une fois numérisées, puis découpées et renommées, on donné naissance à 1562 Audio Files. Ce travail s’est étalé de mars à juillet 2019 en fonction de mes disponibilités et de celles du studio du CRD de Pantin dans lequel j’ai réalisé cette tâche.

Débutée en mars 2020 et achevée en décembre de la même année aux studios du GRM avec un confinement entre les deux pendant lequel j’ai travaillé dans mon studio personnel, De Parmegiani Sonorum est pensée comme une rencontre avec Bernard à travers ses sons et son univers. C’est le fil conducteur qui m’a habité tout au long de cette création. Empreinte d’un certain degré de spiritualité, la rencontre se situe dans un au-delà imaginé (celui dans lequel se trouve Bernard), après un passage par la Noosphère pour y converser à l’aide des objets « parmégianiens » avec leur auteur.
La forme globale est construite de manière symétrique avec effet de miroir entre la seconde et la cinquième partie, qui figurent l’aller et le retour de ce voyage.
Elle se décompose comme suit :

  1. L’appel (Introduction) 1’04
  2. Noosphère 1 (L’aller) 7’10
  3. Parmegianismes 5’58
  4. Interlude (La salle de « Je ») 1’54
  5. Noosphère 2 (Le retour) 3’06
  6. Solar Spectrum (Final) 1’27